
Chaque année, le monde produit davantage de déchets électroniques, et seule une petite partie est recyclée. Pour un pays où beaucoup d'appareils arrivent de seconde main, la question ne peut pas attendre.
Regardez dans vos tiroirs. Il y a de fortes chances que vous y trouviez un vieux téléphone, un chargeur qui ne marche plus, une carte cassée. Multipliez cela par des millions de foyers, et vous commencez à mesurer le problème.
62 milliards de kilos en une seule année
Selon le Global E-waste Monitor 2024, un rapport de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et de l'UNITAR, le monde a produit un record de 62 milliards de kilos de déchets électroniques en 2022. Cela représente en moyenne 7,8 kg par personne. Seuls 22,3 % de ces déchets ont été documentés comme collectés et recyclés dans de bonnes conditions. Le reste finit en décharge, brûlé ou démonté sans protection. L'UNITAR prévoit que ce volume pourrait atteindre 82 milliards de kilos en 2030 si rien ne change. La production de déchets électroniques augmente près de cinq fois plus vite que le recyclage.
Les Amériques produisent beaucoup, recyclent peu
La région Amériques produit 14,1 kg de déchets électroniques par habitant et par an, derrière l'Europe (17,6 kg) et l'Océanie (16,1 kg). Mais seuls 4,2 kg par habitant sont documentés comme recyclés. Le rapport souligne aussi une tendance qui concerne directement Haïti : beaucoup d'appareils vendus pour la première fois dans les pays en développement ont déjà servi dans les pays riches, puis ont été expédiés pour une seconde vie parce qu'ils coûtent moins cher. Ces appareils durent moins longtemps, et c'est dans le pays qui les reçoit qu'ils finissent comme déchets.
Pourquoi c'est important
Les déchets électroniques ne sont pas qu'un problème de propreté. Selon le même rapport, les déchets de 2022 contenaient 31 milliards de kilos de métaux. Certains ont de la valeur, comme le cuivre ou l'or. D'autres sont dangereux pour la santé, comme le plomb ou le mercure, lorsqu'ils sont brûlés ou démontés sans protection. Autrement dit, un tas de vieux téléphones est à la fois un risque et une ressource.
Ce que chacun peut faire
- Faire durer ses appareils. Une coque de protection, un bon chargeur et une batterie qu'on ne laisse pas descendre à 0 % peuvent ajouter plusieurs années à la vie d'un téléphone.
- Réparer avant de remplacer. Les réparateurs locaux sont les premiers acteurs du recyclage en Haïti.
- Donner ou vendre ce qui fonctionne encore. Un ancien téléphone peut devenir le premier outil d'apprentissage d'un jeune.
- Ne pas brûler les batteries ni les appareils. Le feu dégage des gaz toxiques.
Pour HubConnect, la question est concrète : un studio de vidéographie utilise caméras, ordinateurs, batteries et éclairages. Gérer ce matériel de façon responsable — entretien, réparation, seconde vie — fait partie du métier, au même titre que le montage vidéo.
Lòt atik
Pare pou w kòmanse aprann?
Gade kou yo